Vos avis et tests sur les jeux vidéo d'hier et d'aujourd'hui
#412328 par Goldlink
27 Mar 2018, 11:47
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Lorsque Dragon Quest VII La quête des vestiges du monde et Dragon Quest VIII L'odyssée du roi maudit sont ressortis sur 3DS, j'ai demandé à tous les connaisseurs s'il fallait que je commence par le 7 ou le 8 et tout le monde m'a conseillé sans hésiter de commencer par le 8. Evidemment, c'est le premier épisode qu'on a découvert en Europe, et en français, et il a laissé dans les mémoires des joueurs de très beaux souvenirs. Je me suis donc exécuté et j'ai d'abord fait le 8, que j'ai beaucoup apprécié, malgré quelques petites lacunes. Cet épisode reste un RPG majeur comparé à la concurrence, mais certains aspects m'ont laissé un peu sur le carreau.

Lorsque j'ai débuté Dragon Quest VII (DQ7) j'ai été frappé de découvrir combien il est supérieur sur de nombreux points à Dragon Quest VIII (DQ8).

Tout d'abord, le scénario est bien plus palpitant et riche que celui de DQ8, qui n'est qu'une cavalcade à travers le monde, accompagné de trois personnages atypiques (un ancien bandit, un roi et sa princesses victimes d'une malédiction et transformés respectivement en monstre et en jument), à la poursuite du grand méchant Dhoulmagus qui ne cesse de semer le chaos partout où il nous précède à chaque fois de peu. Seule la deuxième fin, qui en révèle un peu plus sur l'origine du héros, peut trouver grâce pour un amateur de péripéties. DQ7 propose un scénario autrement plus riche, avec ces héros qui découvrent des mondes qui ont tous été détruits dans le passé et décident de remonter le temps pour les sauver un à un. S'enclenche alors une mécanique temporelle de causes à effets pleine de charme. Les actions du passé auront irrémédiablement une cause dans notre présent et c'est un plaisir de visiter deux fois les mêmes villes pour découvrir comment elles ont évolué à travers les siècles. On sent que Chrono Trigger et son récit temporel palpitant ont eu raison de Yūji Horii dans l'écriture de ce septième épisode, mais DQ7 prend son propre envol avec maestria. Les thèmes abordés dans DQ7 sont bien plus poignants que ceux de DQ8, avec des moments réellement tragiques et des enjeux à grande échelle, le destin d'un royaume tout entier et la survie de tout un peuple étant souvent remis entre vos mains.

Du point de vue du gameplay, peu de choses changent entre les deux épisodes, à part un système de vocations dans DQ7 qui apporte de la richesse RPG absente dans DQ8. Ce dernier possède, lui, un système d'alchimie qui permet d'obtenir de nouveaux objets en en mélangeant plusieurs ensemble. Mais surtout, au niveau de l'évolution du niveau des personnages, le level up se fait beaucoup plus naturellement dans DQ7. J'ai dû passer par des séquences très intensives de level-up dans DQ8 (jusqu'à tricher avec les bottes qui apportent des points d'expérience simplement en marchant), alors que tout s'est fait en douceur dans DQ7, quelques rares moments à passer dans une caverne pleines de metal slimes, tout-au-plus. On apprécie donc bien plus le fil narratif de DQ7 et la longueur du jeu semble bien moins artificielle.

Au niveau cosmétique, sur leurs supports d'origine, DQ7 était à l'origine sur PS1 bien différent du cell-shading flambant de DQ8 sur PS2, et la musique orchestrale de DQ8 (uniquement en occident) en imposait face aux synthés cheaps déployés sur DQ7 sur PS1. Sur 3DS, le rapport s'est inversé, avec l'avantage à DQ7. En effet, la refonte des graphismes de DQ7 en 2016, lui permet de dépasser le cell-shading désormais un peu daté de 2004 et porté quasiment tel quel sur 3DS. De plus, DQ7 a été intégralement réalisé en 3-D relief pour l'écran de la 3DS, ce qui a le don de magnifier les vastes paysages dans leur profondeur et à dynamiser les combats avec de beaux effets de jaillissement, contrairement à DQ8 qui ne propose tout simplement pas cette fonction essentielle de la 3DS (la faute à un portage plus direct des graphismes cell-shading de la version PS2 ?). En plus, en occident, DQ8 perd la musique orchestrale au profit de sa version synthétique, alors que le Japon a droit à la musique orchestrale cette fois ! A n'y rien comprendre.

En bref, sur 3DS, Dragon Quest VII est bien supérieur à Dragon Quest VIII, de par son scénario, son équilibrage et son système de jeu, sa durée de vie, ses graphismes et son relief 3-D. Le 8ème épisode reste un jeu exceptionnel malgré tout, mais qu'il est inutile de jouer sur 3DS (autant préférer la version PS2 dans ce cas).
Dernière édition par Goldlink le 16 Avr 2018, 10:33, édité 2 fois.
#412568 par theobrendel
03 Avr 2018, 19:14
La nostalgie me fera toujours dire que DQ8 et mieux que le 7, mais on peut pas enlever au 7 qu'il est vraiment original/génial de par son concept.

Son seul défaut pour moi ? Pour une fois dans mon cas, sa longueur.
J'aime les jeux longs mais là c'est trop sachant qu'au final même si dans la forme c'est diversifié, dans le fond tu fais un peu toujours la même chose.
J'ai décroché au bout de 20h de jeu a peu près, quand je me suis rendu compte qu'en pensant être a la moitié du jeu environ j'en étais meme pas au quart :mrgreen:
#412570 par Vintage
03 Avr 2018, 19:38
Alors moi qui suit réfractaire au leveling, est ce que le 7 ou 8 est jouable sans leveler ?
Ça peut me tenter si je tombe dessus en broc à pas cher.
#413046 par Goldlink
16 Avr 2018, 10:45
Mais dans le 8, tu résous le problème en trouvant les chaussures à talon qui procurent de l'expérience en marchant dans le monde ouvert (pas dans les villages). Il suffira de coincer le joystick de ton personnage dans un coin toute une nuit pour faire grimper ton XP. Un peu artificiel, certes, mais efficace si tu veux pas perdre trop de temps à faire du level-up. Si tu aimes cette partie level-up mais que tu veux pas y passer des heures, vers la fin du jeu tu accèdes à un lieu avec pas mal de slimes de mercure qui donnent beaucoup d'XP à condition de les vaincre avec les bonnes attaques (de métal de préference). De quoi se préparer avant d'attaquer le boss.

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